Voiture écologique

[…]Le concept de la voiture écologique regroupe les voitures conçues pour rejeter peu de CO2. […]

Le concept de la voiture écologique regroupe les voitures (projets ou prototypes souvent) conçus pour être le plus faiblement émissifs possible en CO2.

La définition de voiture écologique est encore floue, elle regroupe :

  •     Les voitures tout-électrique
  •     Les voitures à air comprimé
  •     Les voitures hybrides rechargeables
  •     Les voitures thermiques fonctionnant à l'hydrogène et n'émettant donc pas de CO2.

Le mot voiture écologique est parfois considéré comme ambigu voire abusif car :

  •     Appliqué à des automobiles dont le moteur n'émet pas de CO2, mais dont la construction et le fonctionnement restent directement ou indirectement émetteurs de CO2 ou d'autres gaz à effet de serre.
  •     La plupart des voitures  écologiques nécessitent de l'électricité dont la production  et le transport peuvent être émetteur de CO² (par exemple électricité produite à partir de charbon ou de fuel).
  •     Enfin, chaque moteur électrique émet un peu d'ozone. Or l'ozone est le polluant qui diminue le moins depuis 20 ans.

C'est donc surtout la motorisation qui est écologique, et surtout dans sa phase de fonctionnement. Cependant l'éco conception semble de plus en plus intégrée par certains constructeurs.

Le marché potentiel ou émergent de la voiture écologique est encore mal cerné bien que les premières mises sur le marché mondial et européen soient annoncées pour un avenir très proche.

Dans le monde de  nombreux axes de développement sont évoqués ou étudiés :

  •  Les USA et le Japon financent  fortement la filière hydrogène et pile à hydrogène.
  •  Véhicule intelligent intégrant des automatismes et une assistance électronique et informatique optimisant les consommations, les trajets, la vitesse, la recharge des batteries, etc. ;
  •  Alimentation photovoltaïque solaire embarquée, ou fournie via des modules photovoltaïques posées sur les bâtiments (garages...), murs antibruit, avec dans le future une recharge possible des batteries par induction (c'est à dire sans fil ni connections, et éventuellement en roulant).
  •  Le véhicule partagé, le covoiturage, l'inter modalité assistée sont des voies alternatives au véhicule écologique individuel

En France :

La voiture écologique figure parmi les filières vertes prioritaires identifiées par le Commissariat général au développement durable. Ce rapport considère aussi le besoin de développer les sources propres d'électricité, et  aussi une filière verte de production de batteries moins polluantes et plus légères ou une filière de bio-carburants de 3ème génération.

Les politiques publiques soutiennent le secteur de l'automobile, tout en l'invitant à se préparer à la raréfaction du pétrole, en imposant progressivement des normes maximales d’émissions de CO2 et d'autres polluants, mais aussi en soutenant à la fois l'offre et la demande de voitures écologiques  par la fiscalité et les subventions. Ce rapport propose :

    - Un marché de la  voiture écologique opérationnel d’ici 2012

    - 100 000 voitures écologiques produites d’ici 2014

Selon le rapport, la France bénéficie  de bonnes conditions :

    - électricité d'origine nucléaire et donc moins émettrice de CO2

    -savoirs et savoir-faire industriel représenté dans presque toute la chaîne de valeur (constructeurs, batteries, équipements de charge, fournisseurs de services de mobilité, sous-traitance formée...) ;

    -le Grenelle de l'environnement a produit un consensus sur l'urgence, l'ampleur et l'importance du besoin de traiter les impacts environnementaux du transport routier  ;

    -Des politiques publiques soutenant la recherche et l'innovation, avec un plan véhicules et voitures écologiques.

Le succès dépendra selon le rapport français :

  • du soutien à la Recherche en faveur de technologies performantes, peu coûteuses et sûres
  • du soutien financier et juridique  pérenne de l'État et de l'Europe
  • de la construction d'un réseau d’infrastructures de recharge et/ou de changement rapide et d’entretien de batteries
  • d'un équilibre économiquement soutenable entre solutions  écologique  et thermiques
  • d'une concurrence non prédatrice entre opérateurs
  • d'une complémentarité entre solutions de type auto partage, etc. et l'offre des constructeurs
  • d'une évolution vers une économie de service (  package « service + produit ).
  • de programmes de formation des salariés les préparant à la mutation vers les métiers émergents des éco-industries

Quelques freins sont identifiés dans le rapport :

  • la résistance au changement, de la part de l'industrie et des usagers de l'automobile ;
  • certains risques pour l'emploi au cas ou la filière automobile devrait se restructurer
  • difficulté et coûts de construction d'une infrastructure nationale de recharge de batterie, avec co-dépendance à ce réseau s'il n'est pas fiable et alimenté de manière décentralisée.
  • risque après le tout-pétrole, d'une nouvelle dépendance au tout-électrique,
  • source de pertes fiscales importantes pour des états et collectivités (TIPP).
  • risques technologiques : d'importants progrès sur les batteries conditionnent le développement du véhicule électrique    
  • Reports de pollution et d'impacts environnementaux via les agro-carburants ;
  • Augmentation des prix des matériaux nécessaires aux batteries, avec augmentation des pollutions en amont, suite à la raréfaction de minerais les plus purs...
  •     manques locaux ou temporels d'électricité s'il y avait achat massif de véhicules électriques par les entreprises et l’administration, notamment en période de froid et de forte consommation électrique

Le Grenelle de l’environnement et le véhicule écologique

Les textes prévoient :

    -une norme pour le chargement électrique  à domicile de véhicules

    - la pose de  prises pour les voitures électriques dans les immeubles neufs (bureaux et habitations) dès 2012 et dans les parkings et infrastructures publiques avant 2015

    - l'obligation pour la copropriété des immeubles bâtis de faciliter la présentation de devis d’équipement de recharge à l’assemblée des copropriétaires, avec « droit à la prise » pour les locataires.

    * Une fiscalité adaptée (contribution climat-énergie) favoriserait les équipements de charge



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