Tourisme vert

[…]Le tourisme durable (tourisme vert) est avant tout un engagement, basé sur la notion d’échange et de respect […]

Le tourisme vert ou encore appelé écotourisme et tourisme écologique, est une forme de tourisme qui vise à la fois la protection de la nature et la rentabilisation des investissements en terme d'infrastructures.

La définition donnée à ce terme par la TIES (Société Internationale de l’Écotourisme) en 1991 est la suivante: « L’écotourisme est un voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés ».

Le tourisme vert  n’est pas réservé qu’aux pays en voie de développement, mais s’adapte aussi bien aux pays développés comme la France, une position que défend l’association française de l’Ecotourisme depuis 2005, ainsi que d'autres associations nationales du tourisme vert en Europe et en Australie.

Les Etats Unies sont réputés pour être le principal réservoir d'écotouristes (plus de 5 millions de personnes chaque année). La majorité des autres écotouristes provient d’Europe et de l'élite de certains pays du Sud.

Le tourisme étant l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le monde, le tourisme vert devient un des moyens de valoriser la biodiversité, à l'inverse du tourisme de masse (tourisme conventionnel) qui dégrade les milieux naturels, en intégrant une dimension éthique et écocitoyenne.

Les principes du tourisme vert :

  • La préservation de la biodiversité et de ses fonctions... à travers la protection, voire la restauration des écosystèmes.
  • Éduquer des voyageurs sur l'importance de la biodiversité;
  • Respecter la diversité culturelle et ses liens à l'environnement ;
  • Minimiser les impacts négatifs sur la nature et la culture;
  • La participation du voyagiste au développement local et à la conservation de la nature locale.
  • Les revenus et autres bénéfices tirés du tourisme vert doivent directement bénéficier aux populations de l'aire concernée et à celles qui en sont riveraines, et être utilisés pour la protection, gestion, restauration, conservation et surveillance de la nature et des zones protégées;
  • Développer très en amont la planification territoriale du tourisme pour en limiter et/ou compenser les impacts négatifs,
  • Vérifier que la pression du tourisme vert soit toujours inférieure aux limites naturelles et aux changements acceptables socialement pour la population autochtone et locale,
  • Les principes et critères généraux du développement durable doivent être respectés par le tourisme vert, incluant la constitution ou l'utilisation d'infrastructures (accueil, routes, pirogues et autres moyens de transport..) de haute qualité environnementale (HQE) et un usage minimal et compensé des ressources fossiles ou pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables, (naturelles ou fossiles)
  • Le partage des bénéfices socio-économiques et socio-culturels avec les communautés locales, en obtenant leur plein accord et accord éclairé, pour une participation à l'activité  touristique et à la gestion de ses impacts.

Au niveau  mondial, on estime à seulement 1% le poids du tourisme vert ... Mais l'offre de voyages verts se multiplie et rencontre un intérêt croissant.

Le tourisme vert est une activité complexe à développer surtout dans ses formes les plus exigeantes, comme le tourisme solidaire. Partir étudier la faune de la forêt de Bornéo, aider une ONG à protéger les dauphins en mer ionienne, partager la vie quotidienne des éleveurs de Rênes en Laponie : autant de programmes forcément plus longs à monter qu'un banal circuit 4x4 en Tunisie. Trouver les partenaires, les familles d'accueil, les guides ou les ONG capables d'accueillir les touristes dans de bonnes conditions, tout cela prend du temps. D'autant que ces contacts locaux ne seront pas forcément des professionnels du tourisme.



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