Cleantech

[...] En France, on peut constater une forte progression de l'intérêt des investisseurs pour le cleantech […]

Les cleantechs (abréviation de clean technology) ou technologies propres désignent les techniques et les services industriels utilisant les ressources naturelles, l’énergie, l’eau, les matières premières dans une perspective d’amélioration de l’efficacité et de la productivité. Les cleantechs induisent une réduction de la toxicité induite et du volume de déchets, et assure une performance identique ou supérieure aux technologies existantes.

Le secteur des cleantechs comprend :

  •  Cleantech  des  éco-industries (métiers de l'environnement : eau, air, sol, déchets, bruit),
  •  Cleantech de l'énergie (maîtrise de l'énergie, énergies renouvelables, technologies associées à l'énergie pour les bâtiments et les transports),
  • Cleantech des activités de services et conseils liées à l'énergie et à l'environnement (conseil, diagnostic, certification, éco-conception, éco-marketing, etc.)
  • Actuellement les cleantechs se développent dans les domaines suivants :
  • Le secteur énergétique : sources d'énergie renouvelable (solaire, éolien, biomasse, etc.), distribution et stockage alternatif de l'énergie (Smart Grid), économies d‘énergie (architecture écologique et l'informatique verte).
  •  Les cycles de l’eau et de l’air : production, distribution, traitement.
  • Le traitement et la gestion des déchets.
  •  Les technologies d’amélioration des industries traditionnelles : processus industriels en tant que tels (fluides de découpe, recyclage, rejets).
  •  Les transports : développement de véhicules écologiques.

Aux Etats-Unis, l’industrie cleantech est largement concentrée dans la Silicon Valley californienne, ainsi qu’autour de la ville de Boston. En Europe, on note un très fort développement en Allemagne (éolien, solaire), dans la région de Francfort en particulier, ainsi que dans les pays germaniques. On constate  le très fort développement en Israël d’industries cleantech, en particulier dans le domaine de l’eau, mais également le projet de réseaux de voitures électriques Better Place.

En 2006, 75 milliards de dollars ont été investis dans des projets et des entreprises cleantech au niveau mondial. Ce marché pourrait tripler ou quadrupler d’ici 2012 (estimations : traitement de l’eau 75 milliards, éolien 50 milliards, solaire 30 milliards, etc).

Entre 2006 et 2007, on estime que les investissements cleantech  ont cru de 60% dans un contexte de hausse des prix du pétrole et de nouvelles politiques publiques énergétiques. Les projets cleantechs dans le domaine du solaire, de l’éolien et des biocarburants auraient reçu 148 milliards de dollars d’investissement. Les projets éoliens, concentrent 50 milliards de dollars. Ces montants d’investissement concernent essentiellement des projets d’infrastructure de grande dimension : champs d’éoliennes, centrales solaires, usines de biocarburants.

En France, en relation avec le Grenelle de l’Environnement, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives pour le développement des cleantechs : le plan stratégique Ecotech 2012 et le logo France Greentech pour la promotion à l'exportation des entreprises françaises dans le domaine du développement durable urbain.

En France, on peut constater une forte progression de l'intérêt des investisseurs pour le cleantech avec un quadruplement en moins d'un an du nombre de sociétés du secteur ayant été financées (6 entreprises financées au premier semestre 2007 et 27 au second semestre 2007), progression se traduisant aussi par l'introduction à la bourse de Paris de sociétés comme Strategeco Solar ou part le rachat par Suez de 50,1 % du capital de la Compagnie du vent, dans le secteur de l’énergie éolienne. Au premier semestre 2008, sur les 470 millions d’euros investis dans des entreprises des nouvelles technologies , les cleantechs représentaient 67,6 millions d’euros, soit 14%.

Au total, ce sont 18 fonds d’investissement qui ont investi dans ce secteur cleantech au premier semestre 2008.



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