Agriculture bio

[…]L'agriculture biologique ou agriculture bio, est un mode de production agricole défini, réglementé et contrôlé. […]

L'agriculture biologique ou agriculture bio, est un mode de production agricole défini, réglementé et contrôlé. L’agriculture bio, s'applique aussi bien aux végétaux qu’aux animaux. Elle est respectueuse du point de vue écologique, de la protection des sols (fertilité), de l'environnement et du bien-être des être vivants.

L’agriculture biologique est organisée à l'échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements - IFOAM) et reconnue dans le Codex Alimentarius depuis 1999. L’agriculture bio est l'une des plus anciennes formes organisées d'agriculture durable. L'agriculture biologique se caractérise par le fait que l'épithète « biologique », ou son abréviation « bio » se réfère à une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges : en France, le Label AB (Agriculture Biologique).

Dans le monde, environ 31 millions d'hectares sont consacrés à l'agriculture biologique. En France  environ 16 400 agriculteurs bio cultivent une surface de 670 000 hectares. Selon une étude effectuée par l’Agence bio pour l’année 2009, 517 000 hectares sont certifiés et 154 000 en conversion. Au total, l’agriculture biologique couvre  2,4 % de la surface agricole utile. Un chiffre en progression mais qui reste encore loin des objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement correspondant à 6 % de la surface agricole en 2012 et 20 % en 2020. Cependant le nombre de conversion, en 2009, a progressé de 20 % par rapport à 2008.

L'agriculture biologique française représente 8,81% de l'agriculture biologique européenne.

40 % des fruits et légumes bio consommés en France sont importés.

L'agriculture biologique est un mode d'agriculture plus respectueux de l'environnement que l'agriculture intensive. Elle constitue un mode de production adoptant des pratiques culturales et d'élevage respectueux des équilibres naturels.

L’agriculture biologique exclut l'usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l'emploi d'intrants. Elle incite au recyclage des matières organiques et à la rotation des cultures. Tout au long des différentes étapes de production, les opérateurs de l'agriculture biologique se conforment à un cahier des charges privilégiant les procédés respectueux des écosystèmes et non polluants.

Dans agriculture biologique, la fertilisation fait appel à des substances d'origine organique, animale ou végétale et à quelques minéraux répertoriés sur une liste.

L’agriculture biologique prend aussi en compte l'environnement et des pratiques agricoles adaptées. En agriculture biologique dans la lutte contre les insectes et les maladies, les engrais chimiques, les herbicides, les fongicides de synthèse sont interdits.

Le contrôle des conditions de production, de transformation et d'importation est réalisé par des organismes certificateurs. Ceux-ci sont agréés par les pouvoirs publics français sur la base de critères d'indépendance, d'impartialité, d'efficacité et de compétence. L'agrément officiel est précédé par une accréditation délivrée par le Comité Français d'Accréditation (COFRAC).

-Ecart du rendement agriculture biologique par rapport à l’agriculture classique et écart de prix pour le producteur entre prix bio et prix classiques

Les produits bio peuvent être de 10 à 30% plus chers que les produits conventionnels. Cette différence de prix s’explique souvent par des coûts de production, de transformation et de logistique plus élevés.

-Des coûts de production plus élevés :

Les rendements sont moins importants en culture végétale bio qu’en conventionnelle (car on n'utilise en agriculture biologique ni engrais de synthèse, ni pesticides), et la croissance des animaux est plus lente.

L’agriculture biologique nécessite également plus de main-d’œuvre (surveillance des cultures pour déceler les maladies, désherbage manuel...). Pour couvrir ces frais de production plus élevés, le producteur bio doit donc vendre ses produits un peu plus chers.

-Des coûts de transformation plus importants :

D’abord, les quantités de produits transformés ne permettent généralement pas d’économie d’échelle: les volumes sont beaucoup plus faibles que pour un produit industriel classique.

Par ailleurs, les ingrédients d’origine agricole doivent être biologiques à 95% et les additifs chimiques sont interdits. Il faut donc utiliser des additifs naturels qui coûtent plus cher car ils ne sont pas produits à grande échelle (exemple: l’algue agar-agar, utilisée comme gélifiant, et plus chère que la gélatine de porc!).

-Des coûts de logistique et de distribution accrus :

Les filières bio sont moins organisées que les filières conventionnelles: les volumes sont plus faibles, les circuits longs, donc les coûts de transport plus élevés, et la rotation des stocks est faible. Rien de comparable avec le réseau de la grande distribution par exemple, où le moindre détail est pensé, pesé, optimisé.

Au niveau des points de vente, là encore, la rentabilité est moins bonne. Les magasins sont souvent petits (petits supermarchés, superettes et petites boutiques), ils travaillent sur de petits volumes dont les stocks tournent moins vite.

Pour vivre, ils doivent donc appliquer des marges plus élevées que celles de la distribution conventionnelle, notamment celles des hypermarchés.

Finalement, si tout le monde mangeait bio, le bio serait beaucoup moins cher!

-Le projet du gouvernement pour les produits bio :

Dans la perspective du Grenelle de l'environnement et face à une demande grandissante du public, le gouvernement s'est engagé à tripler la surface des terres bio en France de 2 à 6% d'ici à 2012. Il envisage également d'introduire progressivement la part des produits de l’agriculture bio dans la restauration administrative:

  • 6% de produits bio en 2012
  • 20% de produits bio en 2020
  •  

-Règles de conversion en agriculture biologique:

En contrepartie d’une rémunération annuelle par hectare engagé, l’exploitant agricole s’engage pendant 5 ans à respecter le cahier des charges de l’agriculture bio. La demande est déposée en même temps que la demande d’aide unique. L’exploitant doit respecter chaque année :

    La conditionnalité,
  • Les exigences complémentaires relatives aux pratiques de fertilisation et d’utilisation de produits phytosanitaires, spécifiques aux mesures agroenvironnementales,
  • Le cahier des charges de l’agriculture biologique sur les parcelles engagées
  • La notification de son activité auprès de l’Agence Bio.

 

  • 1er Cas: l’agriculteur reprend des terres qui sont déjà conduites en agriculture biologique.

Les  produits peuvent alors bénéficier de la certification « Produits issus de l’Agriculture Biologique ». Dans le cas où ces terres sont conduites selon les principes de l’Agriculture Bio mais où la période de conversion n’est pas achevée, vous poursuivez la conversion déjà engagée.

  • 2ème Cas: les terres reprises sont des friches, bois, landes, jachères ou parcours d’au moins 3 ans.

Il peut y avoir réduction ou annulation de la période de conversion et donc utilisation rapide de la certification « Produits issus de l’Agriculture Biologique ». Cette décision est à apprécier avec l’organisme certificateur lors d’un constat de friche.

  • 3ème Cas: les terres étaient cultivées mais pas selon le mode de production biologique.

L’agriculteur doit  respecter une période de conversion variable selon la nature de la production. Pour les productions végétales, la durée de conversion varie de 2 ans (cultures annuelles et prés) à 3 ans (cultures pérennes autres que les prés). Pour les productions animales, elle varie de 6 semaines (poules pondeuses) à 12 mois (équidés et bovins).
La mixité (productions Bio et non Bio) est autorisée en production végétale sous réserve que les produits soit facilement différenciables (laitues et scaroles, pêches et nectarines,…) ou sur une même espèce distinguables à l’œil nu par un non initié.

 

  • 4ème Cas : Elevage

Conversion simultanée des animaux et des terres : 24 mois de délai de conversion.
Si les terres sont en friches ou sont exclusivement des parcours, la durée de conversion peut être ramenée à la durée de conversion des animaux :

 

Durée de conversion

Type d'élevage

12 mois et 3/4 de la vie des animaux en bio

Equidés
Production de viande bovine

6 mois

Production de viande ovine et caprine
Porcs
Animaux pour la production de lait

10 semaines minimum

Volailles de chair

 

 

6 semaines minimum

Poules pondeuse

Les produits apicoles ne peuvent être vendus avec une référence à l'agriculture biologique que si les règles applicables à cette production ont été respectées pendant au moins un an.

Quand peut-on faire référence à l’agriculture biologique ? Lors de la récolte dans les 12 premiers mois de conversion, aucune référence au mode de production AB n’est possible. Pour les récoltes ayant lieu après au moins 12 mois de conversion, il est possible de spécifier la mention « Produit en conversion vers l’agriculture bio ».

La date de début de conversion correspond à la date d’engagement de l’opérateur auprès de l’organisme certificateur.



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